Guinée : La détention d’Alpha Condé fait problème

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Dans le communiqué du 06 septembre 2021, Amnesty International invite les instigateurs du coup d’Etat au respect des droits humains.

« Il faut aussi que les instigateurs du coup d’Etat indiquent le fondement juridique de la détention du président Alpha Condé. Celui-ci doit être inculpé d’une infraction reconnue par la loi ou remis en liberté immédiatement, » indique Amnesty International. L’organisation signale que 60 prisonniers sont en détention depuis la période électorale. De nombreux opposants et manifestants ont été arrêtés avant et après l’élection présidentielle d’octobre 2020. Il faut que ceux qui sont détenus arbitrairement soient libérés.

« Nous appelons les dirigeants du CNRD à protéger et à garantir les droits humains de l’ensemble de la population guinéenne, victime depuis des années de violations et de répression, » déclare Samira Daoud, Directrice du Programme Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale à Amnesty International. Un coup d’Etat a eu lieu en Guinée le 05 septembre 2021, lors duquel les militaires du Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) ont pris le pouvoir et arrêté Alpha Condé.

Des tirs nourris se sont fait entendre autour du palais présidentiel, à Conakry, le dimanche 05 septembre 2021 dans la matinée. Les militaires du CNRD, dirigés par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ont arrêté le président Alpha Condé et annoncé le coup d’Etat à la télévision nationale. Mamady Doumbouya a déclaré ensuite que le président se trouvait en lieu sûr et avait pu consulter un médecin. Les instigateurs du coup d’Etat ont dissous la Constitution, suspendu les institutions, supprimé le gouvernement, instauré un couvre-feu et fermé toutes les frontières.

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