Tchad : Faible affluence lors de la Présidentielle 2021

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Nonobstant l’appel lancé aux Tchadiens par Déby, les électeurs ont boudé le scrutin qui s’est déroulé le 11 avril 2021.

En raison des nombreuses intimidations et menaces de la part du pouvoir, deux poids lourds de l’opposition n’ont pas pris à la Présidentielle 2021. Il s’agit de Saleh Kebzabo et Ngarlingi Yerongar. Le peuple tchadien semble rassasié des 30 ans de règne d’Idriss Déby Itno. Contrairement aux précédentes élections, les électeurs ne sont pas déplacés en masse pour élire l’homme qui va diriger le pays des Sao dans les prochaines années.

Nombre d’observateurs de la scène politique ne voient pas d’un bon œil, l’entêtement du maréchal Déby à décrocher un sixième mandat. Idriss Déby Itno a pris le pouvoir le 1er décembre 1990 avec l’aide de la France, du Soudan et de la Libye de Mouammar Kadhafi. Ses troupes se sont emparées de Ndjamena poussant Hissein Habré à exil au Sénégal. Déby s’est retrouvé le 04 décembre 1990 à la Présidence du Conseil d’Etat.

Le Conseil l’a désigné comme chef d’Etat. Par la suite, le pilote de chasse a été investi président. Au cours de son investiture, Itno a promis de tenir la conférence nationale dans l’optique d’élaborer nouvelle constitution. Le fondateur du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) a fait adopter une charte nationale en février 1991. Cette charte pose les principes directeurs de l’Etat tchadien et les bases d’une réforme institutionnelle.

Bourré de bonnes intentions au départ, le Président Déby a finalement pris ses concitoyens à contre pied. Il s’est attaqué au verrou de la limitation des mandats présidentiels. Cette manœuvre décriée par ses rivaux a verrouillé le système politique au Tchad. Las de recevoir des volées de bois vert, l’actuel maître du MPS a déclaré un jour que c’est la France qui l’a poussé à modifier la constitution. Et que sa passion, n’a jamais été la confiscation du pouvoir.

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