Egypte : Le CPJ dénonce la répression des journalistes

0

Le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) l’a clairement relevé dans son rapport 2020.

Selon l’organisation, la répression en Egypte a semblé se poursuivre cette année tantôt en raison de la pandémie, tantôt en dépit de celle-ci, alors que dans un cas, les actions des autorités ont été fatales. Au moins trois journalistes ont été arrêtés en raison de leur travail sur le COVID-19, notamment pour avoir critiqué l’absence de couverture des médecins et des infirmières ayant contracté la maladie par les médias d’Etat. Le Ministère de l’Intérieur a interdit aux visiteurs, y compris aux membres de la famille et aux avocats, de se rendre dans les prisons du début mars à la mi-août, sous prétexte du virus.

Pourtant, des agents de sécurité de l’Etat égyptien ont arrêté Sayed Shehta le 30 août 2020 à son domicile de Gizeh, où il s’était mis en quarantaine après avoir été diagnostiqué positif au COVID-19. Sayed s’est évanoui au poste de police puis a été conduit à l’hôpital, où il a été menotté à son lit dans l’unité de soins intensifs.

Mais Mohamed Monir a subi un sort bien pire. Le journaliste chevronné a été arrêté le 15 juin 2020 pour des accusations d’appartenance à un groupe terroriste, de diffusion de fausses nouvelles et d’utilisation à mauvais escient des réseaux sociaux, après avoir critiqué la façon dont le gouvernement a géré la pandémie de COVID-19, notamment dans  une interview du 26 mai et une chronique du 14 juin sur Al-Jazeera. Monir est tombé malade à la prison de Tora du Caire, a été libéré le 02 juillet 2020 et est décédé le 13 juillet dans un hôpital de Gizeh des suites du COVID-19.

Commentaires Facebook

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here