Cameroun : Les déchets plastiques à l’origine de la pollution

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La question était inscrite au cœur d’un atelier de plaidoyer initiée par l’ONG JVE, le 10 décembre 2020 à Yaoundé.

Selon les études, 91% des déchets plastiques dans le monde ne sont pas recyclés. Initiée il y a une soixantaine d’années, la production de masse des matières plastiques s’est accélérée. 8,3 milliards de tonnes de plastiques, dont la plupart sont des produits jetables finissent par devenir des déchets. Cela semble être une quantité inconcevable. Même les scientifiques qui ont entrepris de calculer pour la première fois la quantité de plastique produite, jetée, brûlée ou enfouie à l’échelle mondiale ont été horrifiés.

Selon Ghislaine Tchokouatou, Chargée des Programmes à JVE Cameroun, les déchets en plastique sont tout autant problématiques sur terre qu’en haute mer. Ils remplissent les décharges, encombrent les cours d’eau et génèrent de la pollution lorsqu’on les brûle à ciel ouvert ou en incinérateur. Les émissions de gaz à effet de serre issues du cycle de vie des plastiques compromettent la capacité de la communauté mondiale à contenir la hausse de la température du globe au-dessous de 1,5° C.

Les plastiques sont fabriqués à plus de 90 % à partir de combustibles fossiles. Un rapport estime que la pollution mondiale résultant de leur production et de leur incinération a atteint, pour la seule année 2019, le niveau des émissions de 189 centrales au charbon. Les plastiques posent de sérieux problèmes de gestion. Notamment du fait de leur non biodégradabilité et de la dissémination, des films et sachets d’emballages plastiques sous l’action du vent. La présence des déchets plastiques dans les villes et villages, constitue un facteur de pollution de l’environnement et une menace pour la santé.

Certains animaux d’élevage, notamment les chèvres en divagation, consomment les sachets d’emballages et en meurent. Le phénomène est très fréquent dans les régions septentrionales du Cameroun. Les objectifs à court terme pourraient consister à supprimer les emballages superflus difficiles ou impossibles à recycler, et à développer l’usage de systèmes réutilisables ou rechargeables pour le transport et le stockage des produits. A long terme, il va falloir changer les habitudes de consommation. Les humains, par exemple, devraient acheter moins de produits transformés et de plats cuisinés, qui engendrent énormément de déchets.

Les représentants de l’administration, les responsables d’entreprises, les acteurs de la société civile et les média ont pris part à l’atelier de plaidoyer. Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) est une organisation non gouvernementale à vocation sociale, environnementale et de développement. JVE œuvre pour la pleine participation des personnes vulnérables, en particulier les jeunes et les femmes, au processus de prise de décision. L’organisation plaide en faveur du développement durable et une prise en compte des positions des enfants, des jeunes et des femmes dans les politiques publiques.

 

 

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