Cameroun : Germaine Ahidjo revendique sa pension première dame

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L’épouse de l’ancien Chef d’Etat Ahmadou Ahidjo, n’a pas perçu cet argent depuis 37 ans.

L’information est de l’Organisation Non Gouvernementale « Justice Plus » dont le Président a accordé une interview à Camer.be. Selon Aboubakar Ousmane Mey, des démarches ont été enclenchées pour aboutir au versement de la pension de la veuve du l’ancien Président Ahmadou Ahidjo. Le sujet a fait l’objet d’une rencontre entre le responsable de Justice Plus et Martin Belinga Eboutou. L’ancien Directeur de Cabinet (DCC) a échangé pendant trois heures sur la question. Toute la documentation a été fournie. Jean Foumane a aussi été saisi par rapport à la pension de l’époux d’Ahidjo.

Le Sultan Roi des Bamoun a été très attentif à la sollicitation d’Aboubakar Ousmane Mey. On apprend qu’à la suite de ces rencontres, assurance a été donnée que le Président Biya avait instruit le Secrétaire Général à la Présidence de la République  Ferdinand Ngo’o Ngo’o, de régler le problème. Germaine Habiba Ahidjo est née à Mokolo en 1922 de Hawa épouse de Yaya Boubawa, un infirmier de l’hôpital de Mokolo devenu son père adoptif. En 1942, elle a obtenu son certificat d’études à Yaoundé. Germaine Habiba a intégré par la suite le Collège des Jeunes Filles de Douala.

En 1947, par le biais de Louis Paul Aujoulat, l’Assemblée Territoriale lui a octroyée une bourse d’études pour la France. La femme d’Ahmadou Ahidjo a décroché un diplôme d’infirmière hospitalière d’Etat en 1952 et s’est spécialisé en maladies tropicales à l’Institut Pasteur en 1953. Germaine Habiba a convolé en justes noces un Libanais du nommé Touffic, avec qui elle a eu un garçon, Daniel Boubakari, qui s’est établi à Bafoussam. Elle a divorcé avant de revenir au Cameroun. Habiba a fait la connaissance d’Ahmadou Ahidjo en 1955.

Les deux jeunes ont développé une passion pour la lecture.  Au départ,  ils échangeaient des romans. Habiba et Ahidjo se sont  mariés le 17 août 1957. Après la démission d’Ahmadou Ahidjo Babatoura en 1982 puis sa condamnation à mort par contumace, madame Ahidjo s’est installée à Dakar. Germaine Ahidjo milite depuis pour la réhabilitation officielle de la mémoire de son mari et notamment, le rapatriement de ses cendres au Cameroun. Dans la famille de l’ancien président camerounais, il ne reste pas grand monde. Son cousin germain Alhadji Ballo n’est plus de ce monde.

 

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