Cameroun : Le projet de traité sur les activités des multinationales et les droits de l’homme analysé

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C’est dans le cadre d’un atelier organisé par ADC et l’Amicale CA2D5, le 29 septembre 2020 à Yaoundé.

L’Association pour le Développement Communautaire (ADC) et l’Amicale des Etudiants de la 5eme Promotion de CA2D, ont donné l’opportunité de se pencher sur le draft 2 du Traité des Nations Unies sur les Activités des Multinationales et des Droits de l’Homme. Ce traité est en cours d’élaboration. Le Cameroun s’inscrit dans la dynamique de l’émergence à l’horizon 2035.

L’atteinte de cet objectif implique des investissements importants des multinationales violant le plus souvent les droits humains. La notion de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) se voit reléguée au second plan. Pour apporter une réponse juridique à ce problème d’impunité des entreprises, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a adopté la Résolution 26/9 du 14 juillet 2014 créant un groupe de travail intergouvernemental (OIEGWG).

Le groupe est chargé de l’élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant sur les activités des multinationales, les autres entreprises sur les droits de l’homme. Avec l’adoption d’un tel instrument, les victimes des violations des droits de l’homme commises par les multinationales seront en mesure d’avoir un meilleur accès à la justice. L’outil va consacrer des règles spécifiques sanctionnant les auteurs des violations, de même qu’un mécanisme de plainte aux Etats.

De l’avis de Moïse Mbimbe Nlom, Coordonateur d’ADC, l’analyse article par article du projet de traité est primordiale. « Les recommandations seront adressées au Ministère des Relations Extérieures, qui pourra à son tour les capitaliser au moment des négociations au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, » précise-t-il. C’est important de mettre l’accent sur le plaidoyer, la sensibilisation et le renforcement des capacités pour que la voix des jeunes soit entendue. Il s’agit d’assurer des lendemains meilleurs aux ressortissants des pays du sud. Une quarantaine de jeunes a pris part à la réflexion de Yaoundé.

 

 

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