Cameroun : La violence est loin de cesser en zone anglophone

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C’est qu’on retient du communiqué de Human Rights Watch (HRW) publié le 27 juillet 2020.

Sur la base d’informations rapportées par les médias et des organisations non gouvernementales, Human Rights Watch estime que depuis janvier 2020, au moins 285 civils ont été tués lors de 190 incidents environ dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où la violence est extrême depuis la fin 2016, alors que les séparatistes réclament l’indépendance des régions anglophones minoritaires du pays.

Human Rights Watch n’a pas été en mesure de vérifier indépendamment chacun de ces cas depuis le mois de janvier. La violence a aussi provoqué le déplacement, ces deux derniers mois de dizaines de milliers de personnes, qui s’ajoutent aux centaines de milliers d’autres qui ont fui leurs foyers depuis le début du conflit fin 2016.

Human Rights Watch a interrogé par téléphone 20 victimes et témoins de violations des droits humains par des séparatistes armés et membres des forces gouvernementales entre la mi-mai et le début du mois de juin, et 15 membres de familles de victimes, habitants des régions anglophones, médecins et membres de la société civile.

Human Rights Watch a examiné des photographies et des enregistrements vidéo corroborant les témoignages de ces témoins. Depuis la mi-mai, des séparatistes ont tué au moins six civils, dont un enseignant de 58 ans qui travaillait à l’Université de Bamenda dans la région du Nord-Ouest, le 17 mai.

Un membre de la famille de l’enseignant a déclaré à Human Rights Watch que les séparatistes l’avaient plusieurs fois menacé de l’empêcher d’enseigner, le considérant comme un traître pour ne pas s’être plié à leurs appels au boycott des écoles. Le professeur avait expliqué aux séparatistes qu’il devait travailler pour gagner sa vie, et ils lui avaient demandé de l’argent, qu’il ne pouvait pas payer.

Un témoin du meurtre a déclaré qu’il avait vu deux combattants séparatistes s’approcher de l’enseignant alors qu’il quittait son domicile et lui tirer dessus à trois reprises. Depuis 2017, des groupes séparatistes armés mènent une violente campagne contre l’éducation et imposent un boycott des écoles dans les deux régions anglophones, pour protester contre ce qu’ils considèrent comme des injustices contre les personnes anglophones dans le secteur de l’éducation.

 

 

 

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