Guinée Equatoriale : Cesar Mba Abogo évoque l’après COVID-19

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Le Ministre des Finances de l’Economie et de la Planification crois que le COVID-19, pourrait déclencher un meilleur avenir pour l’Afrique.

« COVID-19 teste la résilience sociale, économique et politique de l’Afrique. S’il est vrai que nos pays prennent des mesures audacieuses pour ralentir et contenir la propagation du virus, il est également indéniable qu’une récession se profile sur notre continent.

La sous-région de l’Afrique centrale est l’une des zones les plus exposées à la récession économique. Nous sommes confrontés à un double danger. D’une part, nous luttons contre le COVID19 avec un manque de ressources financières et des systèmes de santé fragiles. D’autre part, nous essayons d’atténuer les effets économiques négatifs de cette pandémie et de protéger nos économies, en particulier celles qui dépendent fortement des revenus tirés des ressources naturelles.

Ce n’est un secret pour personne que les pays les plus touchés en Afrique centrale sont Sao Tomé et la Guinée équatoriale. En ce qui concerne l’impact sur l’économie, nous avons été touchés par COVID-19 comme aucun autre pays.

COVID-19 est un défi sans précédent. Mais les moments de crise présentent aussi des opportunités. Je crois franchement que le COVID-19 pourrait au sens inverse déclencher un meilleur avenir pour l’Afrique. Pour cela, nous avons besoin que la principale institution de développement de l’Afrique, la Banque africaine de développement, soit plus forte que jamais, car c’est son premier devoir d’aider l’Afrique en ce moment critique.

Nous applaudissons donc la réponse audacieuse de la BAD et son engagement à aider nos pays en créant un mécanisme de réponse COVID-19 de 10 milliards de dollars pour aider à amortir l’impact économique et social de la pandémie sur les pays membres de la région. Nous sommes certainement satisfaits des performances de la Banque et du leadership visionnaire de son président, le Dr Akinwumi Adesina.

Je tiens à saluer le travail crédible et complet du comité d’éthique de la Banque, présidé par l’Honorable Takuji Yano. Le rapport du Comité, qui fait référence à seize allégations des plaignants contre le Dr Adesina et d’autres cadres de la Banque, déclare sans équivoque que ces allégations ne sont pas valables et doivent être rejetées.

En ce qui concerne le rejet par le plaignant des conclusions du comité d’éthique, nous exprimons notre profonde inquiétude quant à la manière dont cela non seulement sape et affecte la crédibilité du Dr Adesina, mais contribue également à l’érosion de la crédibilité de la banque, en particulier la force de ses institutions internes.

Nous pensons que c’est exactement le contraire de ce dont l’humanité a besoin en cette période où nous sommes confrontés à une crise sans précédent. Nous nous faisons donc écho de l’appel du Président du Conseil des gouverneurs, l’honorable Niale Kaba, à “rétablir la paix et la sérénité au sein de la Banque”.

En conclusion, et en témoignage de mon soutien au Dr Adesina et à tous les cadres de la Banque qui ont été personnellement et négativement affectés par cette situation et par les allégations infondées, quelques vers écrits par John Donne (et popularisés par Hemingway) me viennent à l’esprit.

“Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble; Si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promotoire, le manoir de tes amis ou le tien; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain; aussi  n’envoie  jamais demander pour qui sonne le glas: c’est pour toi qu’il sonne”.

Aujourd’hui, à la Banque africaine de développement, les cloches sonnent non pas pour le Dr Adesina mais pour l’Afrique… pour l’humanité. »

 

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