Côte d’Ivoire : Le Projet Aquacole de Dompleu relancé

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D’une superficie de quatre hectares, la Station de Dompleu sera exploitée par une centaine de jeunes de la région de l’ouest du pays.

La Banque Africaine de Développement (BAD) a lancé, le 11 mars 2020 à Man, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, la composante Appui à l’Autonomisation des Femmes et des Jeunes du Projet de Renforcement des Réseaux Electriques du District des Montagnes, piloté par la société publique Côte d’Ivoire Energies et mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). La Banque relance ainsi l’important projet aquacole de Dompleu, qu’elle a financé en 2000 avant qu’il ne soit interrompu par la crise politique et militaire que le pays a traversée entre 2002 et 2011.

« Ce projet est une branche importante du projet d’électrification rurale dans la région. A terme, 20.000 ménages devraient bénéficier de l’électricité. Mais accéder à l’électricité nécessite des ressources financières. C’est pourquoi il ne faut pas limiter l’électricité aux seuls usages domestiques. Il faut l’utiliser pour créer des activités génératrices de revenus. La Banque revient dans la région pour réactiver la station aquacole de Donpleu. La réussite du projet justifiera des moyens plus importants par la suite. Aussi appelons-nous les populations à ce qu’elles s’approprient le projet », a expliqué Raymond Kitandala, Expert Energie à la Banque.

La BAD finance la composante autonomisation des femmes et des jeunes à hauteur de 1,07 million de dollars. D’une superficie de quatre hectares, la Station de Dompleu sera exploitée par une centaine de jeunes de la région. Elle produira, chaque année, 500.000 alevins de tilapia au niveau de la station d’alevinage et 150 tonnes de poissons tilapia pour le marché local, national, voire sous-régional. D’autre part, des groupements de femmes et de jeunes seront encadrés pour mettre en place des activités agricoles, notamment la culture du manioc et du riz. Ils produiront annuellement 600 tonnes d’attiéké et de farine de manioc, 400 tonnes de riz décortiqués.

Le projet bénéficiera à plus de 6.000 femmes et jeunes et contribuera au développement des chaînes de valeur et de transformation dans le District des Montagnes. La Côte d’Ivoire dispose des conditions suffisantes pour produire au niveau aquacole et répondre aux besoins nationaux. La FAO mettra tout en œuvre pour la réussite du projet. Mais ce projet ne réussira que si les groupements cibles se l’approprient.

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