Cameroun : L’Etat doit verser un milliard de dollars à Hope Services LLC

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Les enjeux financiers de l’affaire mettant aux prises l’entreprise de Jean Emmanuel Foumbi à l’Etat camerounais sont importants.

On parle de plus de 600 milliards FCFA au titre l’expropriation de l’invention de Hope Services LLC et du contrat de délégation de service. Le Centre International pour Règlement des Différends Relatifs aux Investissements (CIRDI) a été saisi à propos de ce dossier. Il concerne la mise sur pied d’une gamme de plateformes numériques. Jean Emmanuel Kandem Foumbi a développé, entre mars 2006 et décembre 2007, un concept révolutionnaire de transfert d’argent appelé «Transfert Services». C’est une alternative au transfert d’argent. Elle a été créée autour d’une plateforme informatique intégrée qui met en réseau des entreprises locales.

Transfert Services permet aux résidents occidentaux originaires de pays en développement de pourvoir directement aux besoins de leurs proches en leur donnant accès à des biens ou services par l’intermédiaire de la plateforme informatique. Entre 2008 et 2009, l’auteur a créé une start-up Hope Finance afin de développer cette plateforme, dont les activités ont été dédiées aux diasporas jusqu’en 2010. L’auteur a décidé ensuite de développer la plateforme afin qu’elle puisse s’adresser aussi aux États et aux collectivités publiques en Afrique.

Création d’une plateforme de la gouvernance locale

En 2010, il a créé une plateforme informatique dédiée à la gouvernance locale et à la mobilisation de financements à travers une page Internet (www.devhop.com). En 2010, l’auteur a aussi créé une nouvelle entreprise, Hope Services, pour soutenir cette nouvelle activité. Le groupe Hope comprenait dès lors les sociétés Hope Finance et Hope Services, qui étaient des sociétés autonomes dans les pays dans lesquels l’auteur avait développé une activité (France, Belgique, Etats-Unis d’Amérique, Côte d’Ivoire, Bénin, Sénégal, Burkina Faso, République démocratique du Congo et Cameroun).

Après avoir présenté son projet au Cameroun dans le cadre d’une conférence organisée le 21 juillet 2011 par le Ministère de l’Economie du Plan et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) dirigé à l’époque par Emmanuel Nganou Djoumessi, Foumbi a conclu, par l’intermédiaire de la société Hope Finance, un accord de gré à gré portant sur la fourniture d’une « plateforme informatique intégrée de mobilisation de ressources non génératrices d’endettement pour le financement des plans communaux de développement et la stratégie pour la croissance et l’emploi».

Arrestation de Jean Emmanuel Foumbi

Emmanuel Foumbi a créé le 31 mai 2011, la société Hope Services SA au Cameroun. Celle-ci devait gérer le partenariat avec le Gouvernement camerounais. La page Internet www.devhop.com a été lancée officiellement le 22 novembre 2012. En avril 2013, Foumbi a été invité au Cameroun afin de finaliser les termes du contrat d’exploitation avec le MINEPAT, devant régir la délégation exclusive de service public au groupe Hope, telle que prévue dans le contrat. Au Cameroun, Jean Emmanuel Foumbi faisait l’objet de différentes plaintes pénales pour escroquerie, escroquerie aggravée et faux en écriture privée de commerce.

Durant son séjour en terre camerounaise, le passeport de Foumbi a retiré le 06 mai 2013 par le Procureur. Le 10 mai 2013, un mandat d’arrêt lui a été notifié et il a été placé en garde à vue. Cette arrestation a conduit à l’arrêt des activités de l’entreprise Hope Services LLC et à une série de misères. Grâce au concours de l’Elysée, le patron de Hope a été libéré en février 2015. Il a été par la suite évacué en France pour des besoins sanitaires. Le CIRDI a été saisi pour trancher le différend opposant L’Etat du Cameroun à l’entreprise de Jean Emmanuel Foumbi. Hope Services LLC réclame la somme d’un milliard de dollars américains.

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