Centrafrique : La maison de protection de Bossangoa ouverte

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Le Bureau Régional de la MINUSCA, à travers la Division des Droits de l’Homme, a procédé à la remise officielle, le 20 février 2020, de la maison de protection individuelle des victimes et témoins de violations des droits de l’homme et autres violences (VBG, VSLC) aux autorités de la ville.

Cette cérémonie a mobilisé le personnel de la MINUSCA, les responsables des agences des Nations Unies, les ONG internationales et nationales, la population locale, ainsi que les autorités représentées par le Sous-préfet Beatrice Namkona, et la première adjointe au Maire, Ruth Nganawara. Amadou Shour de la Division des Droits de l’Homme, ce geste qui vient s’ajouter aux multiples appuis qu’apporte la MINUSCA pour la protection des droits humains et la restauration de l’autorité de l’Etat. Cette maison est une idée originale du bureau des droits de l’homme de Bossangoa, datant de 2017.

Les groupes armés continuent à commettre de graves violations des droits humains, étendant leur contrôle sur environ 70%, selon les estimations, tandis que le gouvernement central de Faustin-Archange Touadéra contrôle la capitale, Bangui, ainsi que ses environs à l’ouest. Les combats entre les rebelles principalement musulmans de la Séléka, les milices anti-balaka et d’autres groupes armés dans les régions du centre, du nord-ouest et de l’est de la Centrafrique ont forcé des milliers de personnes à fuir leur foyer.

Des groupes armés tuent des civils, violent et agressent sexuellement des femmes et des filles, attaquent des camps de personnes déplacées, recrutent et utilisent des enfants comme soldats, incendient des villages et prennent des civils en otage. L’accès à la justice pour les crimes graves, reste difficile ou impossible pour de nombreuses personnes. Un dialogue politique entre l’Union Africaine et les groupes armés, destiné à obtenir un accord politique pour mettre fin aux affrontements, a repris en août 2019 mais n’a pas mis un terme aux violences et aux exactions contre les civils.

Si certains efforts pour restaurer l’ordre ont été couronnés de succès, notamment à Paoua, les soldats de la paix de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont globalement du mal à protéger les civils des attaques de groupes armés, dont certaines sont commises à proximité des bases de l’ONU. Si quelques tribunaux locaux ont prononcé des condamnations à l’encontre de dirigeants de groupes armés impliqués dans des crimes graves, l’impunité généralisée pour les violations et les crimes de guerre commis dans le passé est toujours de mise.

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