Cameroun : Les exactions des séparatistes se poursuivent

0

Selon nos sources, ils se livrent à des crimes graves, notamment des homicides, des enlèvements et des extorsions à l’approche des élections législatives qui doivent avoir lieu dimanche 09 février 2020.

Le 30 janvier, quatre employés d’une organisation humanitaire ont été enlevés par un groupe armé séparatiste, qui les a accusés de travailler pour le gouvernement. Ils ont été relâchés le lendemain, après que trois d’entre eux ont subi des coups et des tortures psychologiques, selon l’organisation. Le 15 janvier 2020, un jeune homme a été tué et son père blessé près de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, alors qu’ils tentaient d’éviter les postes de contrôle tenus par des séparatistes armés.

Le 03 décembre 2019, trois personnes, dont un médecin, ont été enlevées par des séparatistes armés entre le village de Bambili et la ville de Bamenda dans la région du Nord-Ouest. Les ravisseurs ont tout d’abord demandé une rançon de 5.000 euros, avant de la réduire à 100 euros. Avant de les libérer, ils leur ont bandé les yeux et ont pointé des armes sur ces personnes, qui hurlaient. En outre, les séparatistes armés ont demandé aux employés humanitaires de cesser leurs activités durant l’opération « villes mortes ».

Cette opération a été ordonnée dans les régions anglophones du 06 au 11 février 2020. Seuls les services de santé d’urgence peuvent poursuivre leurs activités durant cette période. Les violences se traduisent par une hausse du nombre de personnes déplacées de force. Au 31 décembre 2019, on recensait 679.000 personnes déplacées au Cameroun et 52.000 personnes réfugiées au Nigeria ayant fui les régions anglophones.

Commentaires Facebook

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here