Cameroun : L’Armée massacre 73 terroristes

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D’après nos informations, l’Armée Camerounaise a abattu 73 terroristes de Boko Haram au cours d’une expédition punitive.

Cet exploit est à mettre d’actif du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR). Le BIR a effectué des opérations musclées les 23 et 24 janvier 2020 dans l’arrondissement de Kolofata. A la lumière du renseignement opérationnel, les éléments du BIR ont accordé une douche froide aux membres de Boko Haram. Ces derniers ont été taillés en rondelles alors qu’ils s’apprêtaient à attaquer les bases militaires de Cheripouri, Wambaché, Guédérou et Gancé.

Des dizaines de terroristes ont été neutralisés par les militaires camerounais. A en croire les témoignages, c’est dans une mare de sang que les survivants ont pris le chemin du Nigéria. On signale également que l’explication de Wambaché a été très foudroyante. 47 membres de Boko Haram sont passés de vie à trépas. Cet exploit est venu gonflé le moral de l’Armée Camerounaise déterminée à effacer la secte terroriste.

Basé à Maiduguri, dans la région du Borno, à la frontière du Niger, du Tchad et du Cameroun, Boko Haram multiplie les actes terroristes dans ces pays frontaliers. Cette dynamique frontalière entre le Cameroun et le Nigéria, s’explique à tout le moins par la proximité socioculturelle de ces deux pays qui appartiennent à un grand ensemble socioculturel, remontant au grand empire du Kanem-Bornou au XVIe siècle.

Une étude d’International Crisis Group menée en 2015 relève que c’est en 2004, que les premiers indices de la présence de Boko Haram au Cameroun ont été relevés après les émeutes sanglantes de Kanama au Nigéria et les répressions consécutives à ces évènements. Les membres de cette secte se sont réfugiés dans les Monts Mandara à l’Extrême-Nord du Cameroun.

De même, après les affrontements sanglants à Maiduguri au cours desquels Aboubakar Shekau fut tué, de nombreux membres de cette secte ont à nouveau posé leurs valises au Cameroun. Cela a favorisé le développement d’un prosélytisme en faveur de Boko Haram. Doit-on appréhender cette secte sous l’angle régional, voire international ou alors si elle ne serait qu’une composante de « l’arc islamiste sahélien ».

Dans cette optique, un de ses cadres d’analyse s’interroge sur la position des pays occidentaux, les réactions régionales et l’attitude de la communauté internationale. A l’issue du sommet d’Addis-Abeba des 30 et 31 janvier 2015, l’Union Africaine a adopté le principe du déploiement d’une force africaine de 7.500 hommes destinée à combattre le groupe djihadiste.

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