Cameroun : Abakar Ahamat publie deux livres

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Les livres intitulés « Un administrateur SI VIL ! » en version unique bilingue, et « L’Envers du décor », en deux ouvrages en français et anglais à l’épreuve de l’état des lieux de notre administration sont disponibles.

C’est au cours d’un entretien avec les hommes de média le 09 janvier 2019 que l’auteur Abakar Ahamat a dévoilé les grandes lignes de ces ouvrages parus aux éditions de Midi, qui interpellent les serviteurs de l’état à la prise de conscience pour le premier, Puis sur les dysfonctionnements du système de la fonction publique.
« Les faits sont sacrés et les commentaires libres », dit un adage. Tout en gardant son droit de réserve sur les missions qui ont marqué sa carrière professionnelle, l’auteur voudrait à travers ces ouvrages riches d’enseignements servir de guide à tous. Si les ouvrages du Gouverneur Abakar Ahamat ont fait tâche d’huile de la part d’ennemis du progrès, nul n’ignore que beaucoup reste à faire pour rendre notre administration optimale.

L’auteur qui dévoile les dysfonctionnement et propositions qu’il a faites durant son passage à la préfectorale et a frappé là ou ca fait mal. Le premier livre de l’auteur intitulé « Un administrateur si vil ! » est paru en décembre 2019 aux Editions de Midi. A travers 202 pages, l’auteur plonge le lecteur dans les 32 années de sa carrière dans le haut commandement. Un homme qui se présente comme singulier, différent dans sa gouvernance et surtout ingère. Il appelle particulièrement le corps des administrateurs civil qui ont tendances à s’auto glorifier à servir l’état et non se servir de l’état. Ici il démontre l’importance pour ces derniers de connaitre leurs missions et les limites des avantages de toutes natures qui y sont accordés conformément à la loi.

Le refus conduirait ces derniers selon l’auteur au risque d’être des administrateurs si vil ; si vide ou alors vite, ce qui n’honore pas cette fonction. L’auteur invite donc ces derniers à éviter le piège de se croire infaillible, irréprochable et donc intouchables en abusant de leurs fonctions. Pour lui la non-conformité de cette attitude les conduirait vers le chemin d’une insatiable voracité, d’une inqualifiable boulimie financière, d’un gout immodéré du lucre, du luxe et de la luxure.

Les deux autres livres à savoir L’Envers du décor sont deux ouvrages, une parution en deuxième édition en français et en anglais. L’auteur nous plonge dans les différents aspects des rapports permanemment conflictuels entre les services centraux et déconcentrés du Cameroun. Selon l’auteur, ce livre part du principe de compétions. « Nos deux jambes nous permettent d’avancer, et cela est positif. Mais quand elle tourne à la concurrence, il y’a problème et c’est la négativité », a-t-il indiqué en terme d’exemple.

Il fait remarquer les rôles bien définis par les textes, mais pervertis par ce qu’il appelle « les griots » .Ici, les rapports heurtés entre les collectivités décentralisées, les liens pervertis avec dérapages incalculables sont évoqués. L’exemple de ces rapports est pointé du doigt entre les collectivités décentralisées et les ministres qui sont coupables. Les rapports pernicieux entre collègues sont visibles selon l’auteur. « Un délégué régional est plus gradé qu’un sous préfet qui est pourtant son chef », fait remarquer l’auteur. Le livre évoque aussi les règles de protocole et de préséances qui sont régulièrement biaisées. L’auteur n’a pas manqué d’évoquer le nouveau slogan du vivre ensemble qui n’est pour lui qu’un mythe, car beaucoup reste à faire dans nos comportements, et de son avis, il faudrait plutôt parler « du côte à côte, ou du survivre ensemble ».

La question des établissements de micro-finance qui sont nées pour spolier la population n’a pas échappé au scanner. Cette conflictualisation est due selon l’auteur au fait que c’est le centre qui dénigre la actions de la périphérie, dilue les bons résultats de celle-ci de peur de la voire concurrente à sa hiérarchie. Au finish, l’auteur conseille à ce sujet qu’il suffit de s’attaquer aux conséquences qui sont visibles et non aux causes.

Pour l’illustrer, il s’est appuyé sur une sagesse africaine qui dit que « pour (tuer) un arbre, il suffit de détruire ses racines ; et le résultat sera radicalement satisfaisant ;le tronc, les branches, le feuillage, les fruits…tout disparait. La longue carrière de l’auteur est enrichissante. Il a été chef de cabinet de gouverneur en 1983, en passant par les fonctions de sous préfet, préfet puis gouverneur, poste qu’il a occupé pendant 10 ans en 2005. Abakar Ahamat est auteur de plusieurs livres déjà parus.

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