Côte d’Ivoire : Blé Goudé veut livrer Ouattara à la justice

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Dans une déclaration sur les réseaux sociaux, Charles Blé Goudé a décidé de d’en découdre avec le régime d’Alassane Ouattara.

« Après concertation avec mes avocats, j’ai décidé de saisir les institutions suivantes : la Cour africaine des droits de l’homme, la Cour européenne des droits de l’homme et la Cour pénale internationale, afin que force revienne au droit », a indiqué Blé Goudé. L’ancien prisonnier libéré et blanchi par la CPI, a été condamné par la justice ivoirienne pour les mêmes faits. Selon Laurent Gbagbo, la condamnation qui lui a été infligée par la justive ivoirienne a pour but de l’écarter en tant qu’adversaire politique du débat. Blé Goudé a « déjà été jugé et acquitté par la CPI pour les mêmes faits » qui lui sont reprochés par le Tribunal Criminel d’Abidjan.

« Je ne veux braver personne, mais j’engage cette initiative afin qu’il ne soit plus permis que le régime d’Abidjan piétine permanemment nos droits et nos libertés comme bon lui semble », a-t-il expliqué. Charles Blé Goudé a été jugé pour crime contre des prisonniers de guerre prétendument commis lors de la crise postélectorale de 2010/2011. Cependant, plusieurs voix se sont élevées pour condamner la procédure, soulignant que ce sont ces mêmes accusations qui ont amené l’intéressé à la CPI où d’ailleurs, il a été acquitté et libéré sous conditions.

Tout se complique de plus en plus pour Alassane Ouattara qui semble assis sur les braises. En dehors de cette sortie de Blé Goudé, une nouvelle affaire déclenchée avec le mandat d’arrêt international émis contre le parlementaire Guillaume Soro attire beaucoup de critiques à Ouattara. Pour certains avocats, les faits présumés ne sauraient être qualifiés de récents ni même traités comme avoir été commis en état de flagrance. Plus encore, en tant qu’ancien président d’institution, Soro ne peut être poursuivi qu’à la suite d’une procédure spéciale.

Selon la Constitution ivoirienne, « aucun chef ou président d’institution ne peut être poursuivi ou arrêté en raison des faits criminels ou délictuels par lui commis qu’avec l’autorisation de l’Assemblée Nationale, obtenue après une délibération spéciale votée à la majorité absolue de ses membres qui siègent ».

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