Cameroun : L’Eglise Catholique exige la révision du code électoral

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Sa voix a été entendue au cours d’un atelier de mutualisation et de renforcement des capacités qui a eu lieu le 10 décembre 2019 à Yaoundé.

Organisé à l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Homme 2019, l’actvité a réuni les membres du Réseau Justice et Paix de l’Eglise Catholique et des Organisations de la Société Civile. Les participants ont axé leur plaidoyer sur l’amélioration de l’état des lieux de la jouissance des droits humains. Les travaux ont tourné autour des Droits de l’Homme et des libertés publiques, le code électoral, l’exploitation minière et forestière.

En dépit d’un arsenal juridique national riche en matière de promotion et protection des droits de l’homme, la situation des droits de l’homme demeure une préoccupation. Certaines lois malheureusement sont encore en vigueur comme la peine de mort. Des situations déplorables sont toujours manifestes à savoir la torture et les traitements cruels inhumains et dégradants dans les lieux de détention ; la restriction des libertés de manifestations et des réunions publiques ; la récurrence des arrestations et les détentions arbitraires.

Malgré les multiples efforts consentis au niveau national et international, la femme et l’enfant n’arrivent pas toujours à jouir pleinement de leurs droits humains. S’agissant des maisons de détention, on note qu’en date du 30/11/2019 dans les 10 prisons centrales existantes au Cameroun, sur 16438 cas de détentions, 10943 personnes étaient prévenues et seulement 5495 jugées. Aussi dans les prisons camerounaises, le taux de surpopulation demeure inquiétant ce qui rend difficile le respect des droits des personnes détenues.

Depuis le retour du multipartisme au Cameroun, le vote d’un code électoral en 2012 et l’instauration des instances d’organisation et de gestions des élections à l’instar d’ELECAM et le Conseil Constitutionnel, les élections organisées sont toujours contestées du fait de leur caractère non transparents, injustes et non équitables. Ces élections sont souvent suivies des violences, des arrestations et des détentions.

Nonobstant les dégâts causés par le changement climatique décrié partout, le fait que l’exploitation minière et forestière est considérée comme le moteur de développement, les lois en vigueur ne semblent pas bien appliquées pour minimiser les risques et dégâts environnementaux évidents. En plus on note une non prise en compte des droits des populations et communautés riveraines. Certaines entreprises privées ne respectent pas les droits des employées et travailleurs.

Pour plus de justice et une paix durable, le gouvernement camerounais doit prendre en compte les différents dysfonctionnements dans le processus électoral au Cameroun causés, par certains articles du code électoral et procéder à la révision consensuelle dudit code avant les prochaines élections envisagées pour 2020. Pour ce qui concerne les réunions publiques, il convient de relever que la loi reste silencieuse quant aux recours aux décisions administratives de suspension ou d’arrêt.

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