Cameroun : Calvin Djouary meilleur auteur 2019 de la diaspora

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L’écrivain camerounais basé à Paris a été distingué le 07 décembre  2019 par l’association Diaspocam, pour le travail abattu dans le monde de la littérature.

« Je tiens à remercier ceux qui m’ont permis de gagner ce prix. Je salue mon concurrent avec respect car je pense qu’il reste à ce jour une grande référence dans le monde de l’écriture dans notre Diaspora avec une quinzaine de livres publiés. En ce qui me concerne, on n’entre pas dans la postérité avec un ou deux livres, mais c’est possible avec un prix. L’écriture est un chemin long. C’est un chemin d’aventures et d’enseignements. On y court tous les risques, les risques de moqueries, de mépris, et parfois d’humiliations ; mais l’écrivain a sa pensée, et cette pensée reste élevée, » lance Calvin Djouari.

De l’avis du lauréat 2019, toutes sortes d’intrigues montrent la face de l’homme. Cela inspire le littéraire. Dans l’écriture, il ne faut pas croire qu’on est plus doué que l’autre. L’écriture est un domaine où il n’y a pas d’axiomatique possible. Il n’y a que le niveau d’écoute, l’écoute par empathie. L’écrivain, le vrai écrivain doit être humble. Ces propos du meilleur auteur de la diaspora montrent à suffisance que l’homme de lettre qu’il incarne, garde la tête sur les épaules après l’obtention du prix. Son prix est la récompense de son style littéraire. Un style réaliste. Un style couvert d’une riche imagination caractérisée par un humour complaisant.

« Le but de l’écrivain est de défendre les valeurs humaines, c’est ce que je fais depuis dans mes chroniques, » souligne Calvin Djouary. D’après le meilleur auteur de la diaspora 2019, le meilleur de l’écriture, c’est précisément de recevoir l’affection de tant de gens, le reste c’est l’histoire. Il faut essayer d’éviter d’ajouter du sensationnalisme dans un domaine où l’homme doit rester modeste. Vive Diaspocam, ceux qui travaillent pour le rayonnement de l’art et la culture sont des immortels, ils sont beautés et grandeurs. Tout est là, en densité humaine. Calvin Djouary écrit depuis sa jeunesse ardente au collège, au lycée, à l’université.

Ses écrits épars constituent mes souvenirs pleins de ravissements. Djouary a toujours aimé écrire que de parler. Il a un faible pour les voyages parce que ceux-ci lui permettent de faire des rencontres. Calvy comme l’appellent les intimes, ne s’ennuie pas assez ennuyé parce que les livres sont ses merveilleux compagnons. Il dévore tous les auteurs sur son passage, du plus bouleversant au plus charmant. D’Homère à Malraux, en passant par Chateaubriand, Garcia Marques, Soyinka, le Père Mveng, Saint John Perse, Carlos Fuentes, Khalil Gibran, Calvin Djouary ne rate aucune occasion de se gaver de connaissances livresques.

Djouary est conscient que le succès n’est possible qu’avec le soutien de ses semblables. Dans un élan de sincérité, il déclare : « Je dois beaucoup à un certain nombre d’amis. Surtout ceux de mon enfance. Il y a l’incontournable Oscar, Nelson, Guy, et à des grands frères comme Roncs Esse, et Dicka Christophe, les uns parce qu’ils m’ont aidé dans leur amitié, les autres parce qu’ils m’ont encouragé. Dans mon premier livre, j’évoque bien sûr ces noms avec cet humour complaisant qui me caractérise. Je les aime, nous sommes des frères. Je les aime. L’âge me dicte que je n’ai plus droit à l’admiration. »

Il y a bientôt un quart de siècle que Calvin Djouary quitté le Cameroun. Les gens disent au Cameroun dit que ce sont les faibles qui ont voyagé. L’écrivain s’inscrit en faux contre cette assertion. « Pour prendre la place d’une personne à l’étranger, il faut te montrer meilleur au triple, souvent dégager un effort je dirai surhumain, l’exemple visible est le football. Idem dans tous les domaines jusqu’à l’agent de sécurité. En Occident, on ne prend que les forts après un test physique, moral et intellectuel. D’ailleurs je consacrerai un livre sur les voyages, il portera sur mes expériences vécues dans 14 pays d’Afrique et d’Europe, » soutient Djouary.

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