Cameroun : La vérité éclate sur l’Affaire Gsem Forex Trading

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Après un âpre combat juridique, le Tribunal de Première Instance d’Abidjan Plateau a condamné les 3 voleurs à col blanc, ayant malencontreusement entrainé Dr Dieunedort Kamdem Nounga et de nombreux fidèles de la Cathédrale de la Foi dans une affaire foireuse.

Lors d’un point de presse organisé dans les locaux de la cathédrale de la Foi, plusieurs révélations seront faites concernant cette affaire de souscription jugée en Côte d’Ivoire et dont le dénouement jusqu’ici devrait concerner plusieurs Camerounais. D’entrée de jeu, Cyrille Châtelain Ewolo, responsable de la communication va arguer que le Rev Dr Dieunedort Kamdem Nounga n’est jamais parti du Cameroun pour cette affaire de souscription. Dans ses dires il ajoutera « Il n’est pas en fuite et ne part pas du Cameroun pour cette affaire.

Le moment viendra où il sera de retour. ». Loin d’être l’attraction du moment, le porte-parole présentera Me Yeo Masekro, avocat venu d’Abidjan pour clarifier la situation qui prévaut dans cette affaire de souscription des parts au sein de l’entreprise fictive Gsem Forex Trading et Avocat ayant mené l’opération de mise en détention des coupables d’escroquerie aggravée.

Tout d’abord, Me Yeo Massekro a tenu a rassuré sur l’effectivité prochaine des remboursements des sommes dûes à plusieurs camerounais ayant été abusés. L’avocat ivoirien, au cours de ce point de presse organisé par Cyrille Chatelain Ewolo (porte-parole des églises Cathédrale de la Foi), tiendra tout d’abord à rappeler que Dr Dieunedort Kamdem est victime dans cette escroquerie et non complice.

Dans ses dires, il précisera que ces personnes aujourd’hui interpellées et incarcérées, mis en contact avec Dr Dieunedort Kamdem et venus faire miroiter des bénéfices de 25% par mois aux Camerounais, avaient bien huilé leur escroquerie. Convaincu et voulant faire profiter ses fidèles en les sortant de la précarité, Dr Dieunedort Kamdem Nounga ne se doutait pas que le piège se refermerait sur lui après des engagements pris en mondovision.

Pour Me Ndzouba Marc, le deuxième avocat dans cette affaire « le temps a fini par donner raison à la vérité dans cette affaire ». Selon l’avocat ayant brillamment mené le combat de la libération de Michel Thierry Atangana, lorsqu’il a été sollicité pour défendre son client dans cette affaire, il découvrira que les mis en cause à savoir Kouadio Koffi Kouakou Nathan, Koukoyi Divine Segla Davy et Myriam Traoré n’étaient pas à leur premier forfait. D’après lui, ayant auparavant escroqué Mme Simone Gbagbo et bien d’autres personnes en Côte d’Ivoire et au Ghana, le mauvais coup du sort aura voulu qu’il croise la route du Rev. Dieunedort Kamdem Nounga.

D’après des informations précises, la première souscription se fera par le nommé Alamandah Vivian le 21 novembre 2016 à hauteur de 1.000.000 FCFA. Si la dernière souscription se fera le 28 mars 2017 par la nommée Maffo Mbogoum épse Fosso Angeline à hauteur de 700.000 FCFA, il est à noter que Dr Dieunedort Kamdem Nounga lui-même effectuera plusieurs souscriptions respectivement les 21 Décembre 2016 (2.150.000 FCFA), 22 février 2017 (5 000 000 Fcfa) et le 28 février 2017 (2.000.000 FCFA). Toujours d’après nos informations précises, la plus grosse souscription directe sera effectuée par Mme Mogoun épse Talla Jeannette qui versera dans le cadre de cette foireuse affaire la rondelette somme de 20.000.000 FCFA.

Au total, c’est la somme de 193.900.000 FCFA qui sera extorquée à plusieurs Camerounais par le trio Kouadio Koffi-Koukoyi Divine Segla-Traoré Myriam. Mais la somme totale réclamée, en comptant des souscriptions faites en Cote d’Ivoire s’élève à 208.000.000 FCFA ; objet de la condamnation devant le tribunal d’Abidjan après avoir reconstitué tous les faits.

Les dates clés de l’affaire
Pour essayer de bien comprendre cette affaire, nos investigations nous ont menées à consulter plusieurs documents. Comme rappelé plus haut, le premier souscripteur se manifestera le 21 Novembre 2016. Avec les engagements de la société Gsem Group Sarl à faire fructifier cette somme chaque mois en majorant de 25% le bénéfice,

le premier paiement, si l’on prend le montant versé soit 1.000.000 FCFA devait se faire le 21 décembre 2016. Mais rien ne se fera ni sur les mois suivants ni jamais. D’après certaines explications, au moment de constater que l’opération n’était pas bien menée et après quelques relances du Dr Dieunedort Kamdem, les responsables de Gsem Group Sarl répondront que cette opération connait quelques dysfonctionnements qui seraient réglés les jours suivants.

L’endormissement réactualisé, Dieunedort Kamdem continuait ainsi tout bonnement les souscriptions au niveau du Cameroun sans se douter de quoi que ce soit. Le 28 février 2017, lorsque la dernière souscription sera faite et devant un retour inexistant des investissements, Dieunedort Kamdem va sentir pour la première fois que cette opération ne fonctionne pas bien. Ayant souscrit lui-même et sans retour sur investissement, il va décider de donner la première charge. Le 20 avril 2017, la première plainte sera déposée au Cameroun et au Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Ekounou. Sans suite.

Ensuite, le 29 mai 2017, il dépose une autre plainte dans les services de la direction sous-régionale d’Interpol basée à Yaoundé. Les lignes tardant à bouger pour démêler les écheveaux et voyant que la procédure risquait de se confronter à l’incapacité de faire comparaitre les prévenus, le Pasteur Dieunedort Kamdem ira contrattaquer en Côte d’Ivoire. C’est ainsi que le 08 juin 2017, une plainte est déposée au tribunal de première instance d’Abidjan. Parti en tournée pastorale dans plusieurs pays du monde à l’instar du Canada ou d’Haïti, le Pasteur Dieunedort Kamdem décide de déposer ses valises à Abidjan en Côte d’Ivoire pour y voir plus clair dans sa procédure.

Sur place, Dr Dieunedort Kamdem sera entendu et confronté face à ses adversaires. Voyant qu’ils étaient esseulés, Kouadio Koffi Kouakou Nathan, Koukoyi Divine Segla Davy et Myriam Traoré signeront devant Notaire un engagement sous forme de Protocole d’accord pour le remboursement de toutes les sommes perçues dans le cadre de l’opération de souscription. Cette somme cumulée était de 208 millions de FCFA.
Le 14 mars 2018, signature d’un protocole d’accord entre les responsables de la société Gsem Group Sarl et les deux mandataires du Collectif des investisseurs à savoir Monsieur Yoro Kanohon Boris Patrick et Kamdem Nounga Dieunedort.

A l’article 04 intitulé REMBOURSEMENT dudit protocole d’accord, les 3 responsables de la société Gsem Group Sarl s’engageaient à rembourser dans les 12 mois les sommes perçues à compter de la date du 05 Août 2018. Mais ! Le dossier renvoyé en correctionnel par le doyen des juges du tribunal de première instance d’Abidjan, va connaitre un dénouement autre car le 30 juillet 2018, reconnus coupables des faits d’escroquerie les mis en causecités plus haut seront arrêtés et mis en détention. A ce jour, seuls Kouadio Koffi Kouakou Nathan et Koukoyi Divine Segla Davy ont réussi à être appréhendé par la police ivoirienne et Myriam TRAORE, elle est en fuite avec à la clé un mandat d’arrêt international émis à son encontre.

A la lumière des faits, le Pasteur Dr Dieunedort Kamdem aura très vite fait de stopper la saignée car de la première souscription faite le 21 novembre 2016, le bénéfice de 25% par mois n’aura pas suivi jusqu’au dépôt de la plainte au Cameroun le 20 avril 2017. D’après ses proches, la durée de la réaction judiciaire aura un tout petit peu tardée parce que les responsables de Gsem Group Sarl avaient prétexté quelques problèmes techniques. Sinon, la plainte et toutes les procédures menées jusqu’ici auraient été plus promptes.

Pourquoi les sommes ne sont-elles pas encore remboursées ?
D’après les explications de Me Yeo Massekro, la procédure de rembourser ne s’accélère pas encore pour la simple raison que la décision du tribunal de première instance d’Abidjan jusqu’ici n’est pas encore définitive. Lorsqu’elle le sera, les opérations de saisine des avoirs, des biens et autres contraintes par corps seront déclenchées. Devant cette imminence, l’avocat ivoirien, parlant au nom de son client, rappelle d’ores et déjà les souscripteurs à se rapprocher du Tribunal d’Abidjan ayant jugé cette affaire munis des pièces justificatives pour se faire recenser.

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