Cameroun : La valeur des produits non ligneux revisitée

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A la faveur d’un atelier, les acteurs du Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) et la GIZ se sont concertés les 29 et 30 octobre 2019 à Yaoundé.

Cette rencontre avait pour effet d’optimiser la chaîne de valeur des produits forestiers non ligneux. Les travaux ont permis aux participants de vibrer au même rythme à travers des exposés riches et variés. Il était question qu’en tant que valeur inestimable pour la sécurité alimentaire pour les communautés et pour le Cameroun, qu’un cadre d’amélioration réglementaire soit fait. Ces efforts dans ce domaine ont conduit en 2019, à la signature de deux textes facilitant aux petites organisations paysannes l’accès légal à l’exploitation et à la commercialisation des produits forestiers non ligneux au Cameroun.

Pour les experts, l’impact économique attendu de ces textes est que d’ici 5 ans, s’ils sont appliqués que le nombre d’opérateurs du secteur formel d’exploitation de ces produits augmente de dix fois par rapport à la situation actuelle et aussi que, la taxe de régénération collectée par l’Etat passe de 91 millions FCFA à 1,5 milliards FCFA par an. Il sera donc question d’atteindre ce cap et un plan a été mis en place qui s’étale sur quatre axes. Il y a le développement de ces chaînes de valeur, l’amélioration du cadre légal et réglementaire, la contribution à la gestion durable de ces produits, la transformation plus poussée, enfin l’organisation et la structuration des acteurs.

« Il faut noter que 5 ans après, il fallait évaluer le résultat, voir les difficultés et rendre opérationnelle la deuxième phase après celle de 2012, » a déclaré Djogo Toum, du Ministère des Forêts et de la Faune. Hobert, Conseiller Technique à la GIZ pense que ce processus qui est en cours d’initiation technique, doit se faire par des organisations et des groupements des personnes. Rappelons que les produits forestiers non ligneux concourent à la satisfaction des besoins sociaux, économiques, et culturelles des populations. C’est un bien contre la dégradation des écosystèmes et des changements climatiques.

C’est fort de ces atouts que le gouvernement en 2012, avec l’appui de la GIZ s’est engagé dans un premier plan national de développement de ces produits avec pour objectif de développer ces chaînes de valeurs. Au Cameroun l’exploitation de ces produits concernent les fruits, feuilles, fleurs, racines, tanins, gommes, écorces, herbes et résines. La contribution de ces produits au PIB est de 13,36% du secteur forestier, soit 0,52% du PIB avec 32700 emplois directs et 250.000 emplois indirects selon les statistiques de la FAO en 2011, associée à celles du CIFOR/MINFOF de 2012.

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