Nigéria : L’industrie pétrolière en déclin

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Affaibli par la corruption, le secteur pétrolier est en manque d’investissements internationaux et durement affectée par le faible cours du brut.

Fort de réserves de pétrole avérées estimées à 37 milliards de barils, le Nigéria est le deuxième pays d’Afrique le plus riche en pétrole après la Libye. L’exploitation de ces ressources est aux mains de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), née en 1977 de la fusion de la Nigerian National Oil Corporation et du ministère fédéral des Mines et de l’Acier. En vertu de la loi, c’est la NNPC qui gère le partenariat commercial établi entre le gouvernement nigérian et les compagnies pétrolières internationales comme Shell, Agip, ExxonMobil, Total et Chevron.

L’importance du secteur pétrolier et gazier pour l’Etat ne peut être sous-estimée puisqu’il représente la moitié de ses revenus et 85 pour cent de ses recettes d’exportation. Malgré les 40 milliards de barils de pétrole dont il détient le contrôle, le Nigéria et ses infrastructures en déclin ne sont en mesure de produire que 2,5 millions de barils de pétrole brut par jour. Le tout est par ailleurs aggravé par la situation des installations des secteurs midstream et downstream, dont beaucoup pensent même qu’elles sont en pire état que les infrastructures du secteur upstream.

Les raffineries disséminées dans la région du Delta du Niger produisent actuellement moins de la moitié de leur capacité journalière de 500.000 barils, ce chiffre ayant même été réduit à presque dix pour cent l’an dernier. En matière d’éradication de la corruption qui accable l’industrie pétrolière nigériane, Mallam Mele Kolo Kyari de NNPC insiste sur les nombreux changements intervenus au cours de ces trois dernières années et sur le fait que la NNPC s’était débarrassée de son image d’organisation extrêmement corrompue.

Mallam Mele souligne qu’il continuerait à œuvrer pour l’ancrage d’une culture de la responsabilité au sein de la société. Le Directeur Général de la Nigerian National Oil Corporation précise que l’objectif du gouvernement est de faire passer la production du pétrole brut à trois millions de barils par jour et celle des réserves à 40 milliards de barils était réalisable et que cet objectif galvaniserait la société qui ferait tout pour y parvenir d’ici 2023. Le Secrétaire Général de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), Mohammed Sanusi Barkindo, félicite la NNPC pour ses réformes en cours.

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