RD Congo : 20 milliards de barils de pétrole non découvert

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En dépit du 12e rang au classement des producteurs de pétrole africains, l’industrie pétrolière de la RDC est au mieux minuscule.

Selon NJ Ayuk, PDG du Centurion Law Group et Président de la Chambre Africaine de l’Energie, l’industrie pétrolière de la RDC produit en moyenne 25 000 barils de pétrole brut par jour au large de ses champs vieillissants sur la côte. Mais cela semble plutôt étrange. Bien que l’on ne parle pas beaucoup de ce fait particulier, quand on y pense, il est quelque peu déconcertant que la RDC, bordée par tant de producteurs de pétrole et possédant des eaux territoriales dans le prolifique Golfe de Guinée, n’ait jamais vraiment développé d’industrie pétrolière ou n’ait même jamais semblée être intéressée à en développer une, malgré ses réserves éventuelles.

Avec une population d’environ 80 millions de personnes, dont environ 75% vivent, selon la plupart des statistiques, dans une pauvreté extrême, la RDC fait aujourd’hui partie des cinq pays les plus pauvres du monde.On pourrait s’attendre à ce que les dirigeants du pays encouragent fortement l’exploration de ses ressources naturelles afin de produire de la richesse et d’améliorer les conditions de vie de ses citoyens. Cependant, les réserves de pétrole et de gaz de la RDC restent en grande partie inexplorées, alors que la plupart des études estiment qu’il pourrait y avoir environ 20 milliards de barils de pétrole non découvert dans les bassins du pays, à la fois onshore et offshore.

C’est une énorme quantité de pétrole qui, si elle était confirmée, placerait la RDC au deuxième rang des plus grands détenteurs de pétrole de l’Afrique subsaharienne, derrière le Nigéria, et surpasserait de loin les 9 milliards de barils de pétrole de réserves de l’Angola. De l’avis NJ Ayuk, garder certaines communautés dans la pauvreté pour conserver le pouvoir est une erreur complète. La stabilité du pouvoir provient d’une amélioration généralisée des conditions de vie. Si le pays est plus riche et capable d’améliorer la vie de ceux qui l’habitent, il n’en sera que plus stable et capable de soutenir et de poursuivre ce développement.

Le caractère sacré des contrats est d’une importance capitale pour attirer les investissements et les partenariats dans tous les pays. Quelle entreprise voudrait investir dans un pays où un contrat peut être signé puis annulé quelques mois plus tard sans explication ou justification ? Et ce n’est pas seulement une question de réputation, mais de charge financière directe. Un tribunal international a condamné la République Démocratique du Congo à verser à la société sud-africaine DIG Oil Ltd 617 millions de dollars pour ne pas avoir honoré deux contrats pétroliers. Cela représente 1,6% du PIB du pays en 2017.

Nj Ayuk estime que la stabilité dépend de l’investissement, de la coopération et du développement. Pour attirer les investissements, il faut réunir les conditions de développement d’un environnement commercial et industriel. Le non-respect des contrats ne permet pas cela. Il ne faut pas empêcher aux investisseurs de produire de la richesse. La production de pétrole et de gaz peut apporter d’énormes richesses au pays et à sa population. Depuis janvier 2019, la RDC est dirigée par un nouveau gouvernement. Celui-ci doit promouvoir l’industrie pétrolière mondiale et encourager les investissements.

 

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