RD Congo : 1.650 morts à cause d’Ebola depuis août 2018

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Le premier à Goma cas a été confirmé le 14 juillet dernier, cette ville compte environ un million de personnes et est située au sud de l’épicentre de l’épidémie.

La personne malade est un homme arrivé par bus dimanche matin dans la capitale du Nord-Kivu, avec 18 autres passagers et le chauffeur, en provenance de Butembo, l’un des principaux foyers de la maladie dans la province. « Le malade a été ramené à Butembo pour qu’il soit pris en charge dans un centre de traitement d’Ebola. La vaccination a été lancée pour tous les contacts », a précisé le Dr. Oly Ilunga, Ministre de la Santé de la RDC. Devant les Etats membres réunis à Genève, Ilunga a indiqué que les autorités congolaises et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se sont préparées, depuis le début de l’épidémie, à l’éventualité de cas positifs à Goma.

De l’avis du Dr Tedros, le Directeur Général de l’OMS, l’identification du cas à Goma pourrait potentiellement changer la donne dans la lutte contre l’épidémie. L’épidémie d’Ebola étant toujours limitée toujours au Nord-Kivu et de l’Ituri, deux provinces frontalières du Rwanda et de l’Ouganda pour la première et de l’Ouganda et du Soudan du Sud pour la seconde, la riposte est à un tournant critique. L’OMS estime que le risque de propagation au sein de ces provinces et vers les pays voisins de la RDC est très élevé. Cette épidémie d’Ebola est qualifiée par Kinshasa comme « la plus complexe de son histoire et même de santé publique au niveau mondial.

Dr. Tedros a affiché son optimisme et sa confiance dans les mesures de riposte mises en place. « Avec le gouvernement, nous pouvons et allons mettre fin à cette épidémie », a-t-il souligné. Se voulant rassurant le médecin a déclaré : « Nous disposons de meilleurs outils de santé publique que jamais pour lutter contre le virus Ebola, notamment un vaccin efficace. » Le Ministre congolais de la Santé a rappelé que la complexité de la riposte et les facteurs de risque de propagation de l’épidémie résident dans la densité et la grande mobilité de la population. Et ce,  dans un espace géographique concerné qui couvre 23 zones de santé répartis sur deux provinces.

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