RD Congo : 150 journalistes accrochés à la notion de 4eme pouvoir

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Ils ont réfléchi sur les moyens pouvant permettre aux entreprises de presse, d’assumer leur rôle au pays de Félix Tshisekedi.

« Médias comme 4ème pouvoir en République Démocratique du Congo : Quel type de journalisme ?», c’est le thème d’un forum d’échanges sur la situation de la liberté de la presse en RDC. Il a été organisé par la Division de la Communication Stratégique et de l’Information Publique de la MONUSCO. C’était à l’occasion de la commémoration de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. 150 personnes œuvrant dans la presse, dont près de 50 de femmes ont pris part à ces échanges.

Le thème du forum a été inspiré par du discours d’investiture de Chef de l’Etat Félix Tshisekeki, qui a affirmé son engagement en faveur de la promotion d’une presse libre, indépendante et plurielle. Le président Tshisekedi voudrait voir la presse jouer véritablement son rôle de quatrième pouvoir au service de la nation, reconnaissant ainsi le rôle important dans la société congolaise des moyens de communication et d’information.

Selon la Ministre intérimaire des Médias et Communication Marie Ange Mushobekwa, 70 chaines de télévision, 300 radios et 200 titres de journaux, témoignent que la presse est véritablement un quatrième pouvoir en RDC. Dans un pays ravagé par des conflits intercommunautaires, le micro ne doit pas servir à attiser des conflits ou la haine, ou s’immiscer dans la vie privée des gens. Le rôle des médias c’est de renforcer l’unité.

Exposant autour du sous-thème : « Presse, quatrième pouvoir, quel type de journalisme en RDC », Jean Lucien Kitima a expliqué que l’article 24 de la Constitution de la RDC garantit le droit d’accès à l’information, et le type de journalisme qui convient pour une presse quatrième pouvoir en RDC est le Journalisme d’investigation. En citant plusieurs auteurs, Kitima a défini le journalisme comme étant une enquête par hypothèse.

C’est un travail de fourmi qui s’inscrit dans la durée. Sa mise en œuvre implique une interdépendance de diverses ressources. Pour lui, le journaliste d’investigation est celui qui dévoile les scandales et couvre de honte ceux qui sont dénoncés. Il rend les coupables responsables de leurs actes. Le journaliste a pour qualités la curiosité, la discrétion, la patience, la passion et la flexibilité ; et ses sphères de travail sont politique, militaire, judiciaire etc.

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