Cameroun : Les prix des denrées alimentaires en hausse

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La nouvelle grille tarifaire du riz et du poisson suscitent des débats suite à l’annonce officielle faite le 20 mars 2019 à Yaoundé, lors des échanges entre le ministre du Commerce, les opérateurs économiques et les associations de défense des droits de consommateurs.

Les échanges entre Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, les importateurs de riz et de poisson, les associations des droits des consommateurs avaient pour  objectif majeur de faire le point sur la hausse des prix et les difficultés rencontrées par les acteurs de ces deux filières. Au cours de cette séance, le ministre du Commerce a donné des instructions fermes aux services compétents de son département ministériel.

Mbarga Atangana a prescrit la tolérance zéro,  les contrôles effectifs et permanents. Il a ensuite souligné que l’ensemble de ces produits sera disponible en quantité suffisante afin d’assurer l’approvisionnement normal du marché au cours des quatre prochains mois.

S’agissant de la filière riz, les prix varient  entre 330 et 425 FCFA/KG pour les 25% de brisure, le riz thaïlandais 5% et d’autres marques premium (NEIMA, BIJOU, DINDON, LION etc). Pour ce qui est  de la filière poisson, le Maquereau 20+, le Thon moyen calibre, la Sardine, la Bar Corvina gros calibre et le Bar Calada gros calibre, les prix varient entre 700 et 1350 FCFA/KG dans les villes de Yaoundé et Douala.

A l’issue de cette rencontre, les opérateurs de la filière riz ont posé leurs difficultés telles que la pénurie de devises, les délais prolongés de franchissement des marchandises, l’augmentation des charges sur les déclarations douanières de 1,5 à 6,8% …. Jacquy Kemleu, secrétaire général du Groupement des Importateurs du Riz a rassuré que la disponibilité de 200.000 tonnes de riz, soit une réserve de cinq mois, la moyenne de consommation de riz étant de 47 tonnes.

Le consommateur embarrassé

En effet, les échanges tenus à Yaoundé entre les parties prenantes sur ces produits de première nécessité, ne cessent d’indigner les consommateurs.  La plupart d’entre eux estiment que le marché des denrées de grande consommation souffre aujourd’hui d’un manque de régulation. Le ministère du Commerce, semble avoir axé son action de surveillance uniquement sur les grandes surfaces.

Les ménages pauvres qui ne s’approvisionnent pas dans ces espaces sont comme laissés aux commerçants véreux qui déterminent eux-mêmes leur prix de vente. Par contre pour d’autres, le gouvernement veut plutôt réduire l’importation desdits produits (riz, poisson etc.) afin d’augmenter la production locale de certaines denrées alimentaires de consommation courante.

Comment améliorer la productivité

La réflexion sur l’augmentation de la productivité dans le secteur de l’élevage, de la pêche et des industries animales a été au cœur du conseil de cabinet le 28 février 2019 à Yaoundé. Elle était présidée par la Premier Ministre Chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute. « Il en ressort que les importations de ces ressources restent importantes ; mais elles ont connu une baisse de l’ordre de 55% entre 2026 et 2017, en raison de l’augmentation de la production locale pendant cette même période, » a indiqué le communiqué final de ce conseil de cabinet.

Pour cela, le gouvernement envisage d’accélérer la vulgarisation à large échelle des techniques de l’aquaculture et réorganiser les structures d’encadrement de pêche etc. Ainsi, les axes opérationnels pour accroitre la production locale de riz et de maïs ont aussi été élaborés. A savoir l’accroissement de la production de semences de riz améliorés, l’appui à l’installation des rizeries privées et l’encadrement de la culture de riz pluvial, l’acquisition des engins de labour….

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