Cameroun : Amnesty International souhaite la fin des détentions injustifiées

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Après la décision d’accorder le pardon et de libérer 289 personnes arrêtées et emprisonnées dans le cadre des troubles dans les régions anglophones, Marie Evelyne Petrus Barry, Directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale a fait une déclaration le 15 décembre 2018.

Marie Evelyne Petrus Barry pense que la décision du président Biya d’accorder le pardon et de libérer près de 300 personnes arrêtées et emprisonnées, dans le cadre des troubles dans les régions anglophones du pays est un pas positif qui doit amorcer un changement en matière de droits humains.  Parmi les personnes libérées, il y a le journaliste et défenseur des droits humains, Michel Biem Tong.

Il a pu finalement retrouver sa famille et ses proches après près de deux mois derrière les barreaux. Madame Barry estime que ces libérations ne doivent pas constituer les dernières dans un pays où de nombreuses personnes, sont encore incarcérées pour avoir simplement exercé leur droit à la liberté d’expression. Elle demande aux autorités camerounaises doivent étendre leur regard sur d’autres détenus.

Amnesty International évoque le cas des étudiants Fomusoh Ivo Feh, Afuh Nivelle Nfor et Azah Levis Gob condamnés à 10 ans de prison pour avoir partagé un texte d’une blague sur le groupe terroriste Boko Haram.  Selon Barry, les autorités doivent aller plus loin en prenant des mesures claires. Des décisions visant à protéger et à respecter les droits humains et à faire en sorte que les détentions injustifiées ne continuent.

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