Cameroun : Le HCCE prône le retour de la paix en zone anglophone

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Le Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur (HCCE) s’est exprimé le 06 septembre 2019 à Yaoundé, au cours d’une sortie médiatique.

Dans le cadre de la campagne baptisée « Back to school », le bureau exécutif du Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur souhaite tous les enfants des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest reprenne le chemin de l’école. De l’avis du Président Samuel Dongmo, l’école est un chemin incontournable pour l’épanouissement d’un individu. Il est donc de question que certains enfants soient privés de ce droit fondamental.

Fin des violences en zone anglophone

Depuis trois ans, la partie anglophone du Cameroun connaît des troubles sociaux sans précédent. Les établissements sont vandalisés. Les élèves et les encadreurs molestés quand ils ne sont pas tout simplement assassinés. Le secteur de l’éducation est profondément sinistré. Le HCCE condamne toutes les violations des droits humains avec la dernière énergie. D’après le bureau du Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur, les violences doivent cesser.

Les parties en conflit ont intérêt à enterrer la hache de guerre. Il faut tout mettre en œuvre pour que la paix et la stabilité reviennent dans la zone anglophone. De l’avis de Samuel Dongmo, le bonheur du Cameroun se trouve dans l’unité et non dans les velléités sécessionnistes. Il souhaite que ceux qui ont pris les armes contre la patrie, reconnaissent qu’ils se sont fourvoyés. Le pays a besoin de tous ses fils pour poursuivre l’œuvre de construction nationale.

Harmonie au sein de la diaspora

De l’avis du 1er vice-président du Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur, Barrister Julius Nkafu, la violence n’a jamais été une solution. Parlant de la démarche de certains membres de la diaspora présentés comme les commanditaires de la barbarie dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, Julius Nkafu a déclaré que tout Camerounais est libre d’exprimer sa rancœur envers le régime de Yaoundé. Mais c’est la manière de l’exprimer qui fait problème.

Le Hight Council of Cameroonians Abroad en français Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur, est une organisation fondée pour fédérer les énergies au sein de la diaspora. Depuis des lustres, la diaspora camerounaise évolue en rangs dispersés. Comparativement à leurs frères du Sénégal et du Mali, les Camerounais de l’extérieur ne parviennent pas à faire chorus. C’est pour cette raison que certains d’entre eux ont lancé le HCCA. Il y a un mois que l’organisation a été reconnue.

DECLARATION DU HAUT CONSEIL DES CAMEROUNAIS DE L’EXTERIEUR RELATIVE AU DROIT INALIENABLE A L’EDUCATION DES ENFANTS DES DEUX REGIONS DU NORD –OUEST ET DU SUD-OUEST DU CAMEROUN « BACK TO SCHOOL » 2018-2019

Date: Vendredi 6 Septembre 2019

Lieu: Yaoundé, Cameroun

Il n’y a aucun autre moment plus que celui-ci où se taire serait vu comme de la complicité     ou de la lâcheté.

Nous, Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur, avons donc décidé de prendre la parole pour intervenir en faveur des victimes collatérales de la crise sévère qui sévit dans les deux Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Ces victimes sont les enfants qui ont été privés de leur droit fondamental à l’Education depuis la rentrée scolaire de 2016-2017 et qui font face aujourd’hui encore, au moment où nous parlons, à un retour de classe périlleux pour cette rentrée scolaire 2019-2020 qui a commencé il y a quelques jours.

D’après les statistiques contenues dans les derniers rapports de la commission chargée de l’éducation de l’Organisation des Nations Unies, près de 80% des écoles dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont été fermées depuis le début du conflit affectant directement 600,000 enfants en âge d’aller à l’école. Nous approchons donc dangereusement le chiffre de 1 million d’enfants sans éducation. Depuis le début du conflit, quotidiennement, ces enfants, ainsi que leurs familles, souffrent du fait des attaques contre leurs maisons et leurs écoles, des enlèvements, des violences sexuelles et du recrutement forcé dans des groupes armés.

Plus de 80 écoles ont été détruites. Des centaines d’élèves, parents d’élèves et enseignants ont été kidnappés. Et des milliers d’entre eux qui bravaient leur peur pour aller à l’école ont été physiquement punis et intimidés verbalement. Les propriétés et des villages entiers saccagés. Pour beaucoup de ces enfants, trois ans se sont écoulés depuis leur dernière entrée dans une salle de classe. Très récemment, les nouveaux mots d’ordre de confinements imposés, encore appelés jours de villes fantômes compromettent sévèrement l’espoir d’un retour serein des enfants à l’école en cette rentrée scolaire 2019-2010.

Priver les enfants de leur droit fondamental et inaliénable à l’éducation met en péril l’avenir de toute une génération d’enfants, des enfants qui, avec le soutien et les opportunités appropriés, peuvent bâtir un avenir plus stable et plus prospère pour leur Communauté et pour la Nation Camerounaise toute entière.Le Déclaration Universelle des Droits de l’Homme identifie spécifiquement l’Education comme un droit humain fondamental et universel.

Le Secrétaire General de l’ONU en charge de l’Education Mr. François Louceny Fall le rappelait encore il y a quelques jours sur le sol Camerounais.Trois années de perdu ne se rattrapent pas facilement. En effet, l’éducation est un processus structuré qui passe par plusieurs étapes logiques et successives. Au départ, chez les plus jeunes enfants l’éducation commence par l’acquisition des connaissances élémentaires centrées autour de l’alphabétisation au cours duquel les enfants apprennent à lire et à écrire et à socialiser avec leurs camarades et leur environnement. C’est une étape essentielle qui permettra à l’enfant d’avoir une boussole essentielle pour aborder l’enseignement Secondaire et plus tard l’enseignement Supérieur.

Le droit à l’école pour tous ses enfants doit être garanti pour les raisons suivantes :

  • Respecter la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme pour laquelle le Cameroun, comme tous les pays de l’ONU, est signataire.
  • Garantir une égalité de chance à tous ses enfants par rapport à tous les autres enfants du Cameroun.
  • Offrir à ses enfants un apprentissage de base qui leur permettra de développer leurs personnalités et leurs identités de façon équilibrée.
  • Créer la confiance en soi nécessaire pour aborder les autres problèmes de la vie.
  • Réduire les problèmes sociaux qui découlent d’une non-scolarisation : insécurité, chômage, mauvaise santé, précarité, délinquance juvénile..etc..etc..
  • Eviter de créer une génération de frustrés qui demanderont des comptes au reste de la Nation le moment venu.

Mettons nous un peu à la place de ces enfants ; victimes innocentes et collatérales d’une querelle entre adultes. Que pensent-ils de nous les adultes ? Nous les avons laissé tomber nous les avons trahi. Ils n’y sont pour rien.

Beaucoup de nous, membres de la Diaspora Camerounaise, sont partis à l’extérieur du pays à cause des conséquences d’une bonne éducation. Nous connaissons les vertus et les avantages d’une bonne éducation et de l’excellence en éducation. Nous dépensons des sommes colossales pour envoyer nos enfants dans les meilleurs écoles et universités du monde. Ne soyons pas égoïstes et ne privons pas les enfants des autres des mêmes choses qui sont bonnes pour nos enfants.

Par conséquent, nous, Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur, organisation faîtière de la Diaspora Camerounaise dans le monde et structure fédératrice des organisations des Camerounais vivant à l’extérieur dument enregistrée selon la loi Camerounaise et reconnue officiellement, demandons vivement et solennellement aux différentes parties prenantes et protagonistes directs et indirects de ce conflit de créer rapidement les conditions nécessaires pour garantir le retour à l’école des enfants des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dans un environ de sérénité et de sécurité nécessaire pour rassurer les enfants, les parents et les enseignants.

Nous, Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur saluons les efforts entrepris depuis plusieurs mois par le Gouvernement Camerounais, les partenaires internationaux du Cameroun au devant desquels l’ONU ainsi que quelques acteurs du conflit armé animés par un sursaut humanitaire pour ces enfants ces derniers temps, pour créer ce retour à l’école serein voulu de tous. Nous les encourageons à redoubler leurs efforts.

Nous, Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur encourageons les enfants, les parents, ainsi que les enseignants et le corps administratif à ne pas désespérer et à continuer à faire preuve de courage et de résilience. Nous affirmons que nous serons toujours à leurs côtés et annonçons que nous participeront activement aux efforts humanitaires et aux efforts de constructions en cours. Ainsi qu’aux efforts pour la recherche d’une Paix durable et juste dans le cadre d’un Dialogue National de Réconciliation.

Nous savons que sans la PAIX il ne peut pas avoir de retour à l’école durable et soutenable. Mais en réalité, nous pensons que le retour des enfants à l’école peut accélérer les négociations de paix nécessaires pour résoudre le problème sous-jacent.

Les enfants de Fundong, Kumbo, Nkambe, Wum, Bamenda, Mbengwi, Ndop dans le Nord-Ouest doivent reprendre l’école sereinement et en toute sécurité. Les enfants de Limbe, Bangem, Menji, Manfe, Kumba, Mudemba dans le Sud-Ouest doivent reprendre l’école sereinement et en toute sécurité.Le Cameroun doit être une terre d’union juste et prospère pour tous ces enfants. Il est temps que la Paix revienne dans cette Afrique en Miniature.

Vive l’Education

Vive la Diaspora Camerounaise

Vive le Cameroun

Nous vous remercions.

Dr. Samuel Dongmo

Président Exécutif

Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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