Cameroun : Les intrants agricoles locaux en voie d’être valorisés

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Le Ministère de l’Economie du Plan et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) et les grandes entreprises de l’agro-alimentaire ont tenu une concertation le 05 septembre 2019 à Yaoundé, autour de l’élaboration d’un plan d’action opérationnel.

 Il s’agit non seulement de valoriser les intrants agricoles locaux, mais surtout de donner corps à une nouvelle orientation de la politique économique du gouvernement camerounais. Cette orientation est basée sur la transformation locale des produits du terroir. Le renforcement de la résilience de l’économie camerounaise et l’amélioration du solde de la balance commerciale sont visés. La concertation de Yaoundé s’inscrit dans le cadre du renforcement du dialogue public-privé.

Le MINEPAT a le souci d’accompagner le secteur privé local dans la dynamique de transformation structurelle de l’économie nationale. Les grandes industries utilisent les intrants agricoles et leurs dérivés que l’on pourrait classer en trois catégories. On a les intrants agricoles d’origine locale comme la noix de palme, le coton, l’huile de palmiste et les fèves de cacao. Les unités industrielles utilisent aussi les intrants agricoles du pays et de l’étranger.

Enfin on parle d’intrants agricoles importés comme le blé, la tomate, le raisin, le malt, l’ail en poudre, l’amidon, le piment etc. Il y a de nombreuses contraintes liées à l’utilisation des intrants agricoles locaux dans le processus de production. Les intrants agricoles locaux ne sont pas produits en quantité suffisante. Et leur qualité ne satisfait pas toujours les besoins des entreprises de l’agro-alimentaire implantées au Cameroun.

La plupart des agro-industries sont obligées de se tourner vers l’extérieur pour s’approvisionner en intrants agricoles. Cela entraîne des coûts de production élevés. Biopharma, La Pasta, Soticam et Nestle Cameroun, trouvent que les intrants agricoles produits localement sont inadaptés. Certaines matières premières locales sont plus chères que celles venues de l’Extérieur. Pour valoriser les intrants locaux, les experts pensent qu’il faut des unités de transformation de pointe.

Le secteur de l’agro-alimentaire se réfère à l’agriculture, à l’élevage, aux industries de boissons, des produits chimiques etc. Il représentait environ 18% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2018. L’industrie agro-alimentaire représente près de 44% du patrimoine industriel du Cameroun. En 2018, le sous secteur industries agro-alimentaires était estimé à 6,4% et a contribué pour 0,4% à la croissance économique.

 

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