Cameroun : L’Etat s’oppose à la désertification

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Cette information émane du café scientifique du 23 août 2019 organisé à Yaoundé, par l’Association des Journalistes Scientifiques du Cameroun.

L’assistance a eu droit à deux exposés. Le premier exposé a été conduit par Mindjene. Il nous apprend que l’Autorité du Bassin du Niger a élaboré un programme de lutte contre la désertification dans 09 pays du Bassin du Niger. Deux de ces pays sont situés dans la région d’Afrique Centrale. Il s’agit du Cameroun et du Tchad. Le programme est doté d’un budget de 16 milliards FCFA. L’idée de mettre sur pied, une stratégie commune de lutte contre l’avancée du désert a germé en 2006.

Amélioration de la résilience 

Ce sont les dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger qui ont convenu de joindre leurs efforts pour barrer la route au désert. C’est l’ensablement du fleuve Niger a poussé les autorités à saisir la Banque Africaine de Développement (BAD). La sécheresse ambiante entraîne la dégradation des sols, la rareté de l’eau, le manque de pâturage et les conflits intercommunautaires. La santé des populations prend aussi un coup, avec la récurrence de certaines maladies.

Le lancement régional du programme initié par l’Autorité du Bassin du Niger a eu lieu à Ndjamena du 02 au 04 mai 2019. Actuellement, chaque pays concerné se prépare à lancer ses activités. L’objectif du projet, c’est de contribuer à l’amélioration de la résilience des éco-systèmes et des populations par la gestion durable des ressources naturelles. Le programme de lutte contre la désertification sera mis en œuvre dans les régions de l’Extrême-Nord et du Nord Cameroun.

Améliorer les connaissances

Le deuxième exposé a porté sur le Bois Energie. Il a été dirigé par Pamela Tabi et Lydie Flora Essamba du Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR). Dans le but de préserver les ressources forestières, le CIFOR a mis sur pied le Projet GML. Ce projet basé sur la gouvernance forestière d’une valeur de 06 milliards FCFA se doit d’améliorer les conditions de vie des populations. Il est question d’améliorer les connaissances sur le Bois Energie.

Le projet piloté par le Centre de Recherche Forestière Internationale propose aux charbonniers de fabriquer du charbon à partir des rebus issus des exploitations forestières et des coquilles d’arachide. Ainsi la pression sur les réserves forestières est réduite. L’Extrême-Nord, l’Est, le Centre et le Littoral sont les bénéficiaires du projet du CIFOR. Le reboisement a été intégré afin de renforcer le volume des essences ciblées. Le projet a été lancé en 2018 et s’achève en 2021.

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