Centrafrique : 565 violations enregistrées au premier trimestre 2018

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Selon le Directeur de la Division des Droits de l’Homme, la majorité des entorses ont été commises par les membres des bandes armées.

De l’avis de Musa Gassama, 565 entorses aux Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire ont été documentés par la Division des Droits de l’Homme. Ces violations ont affecté 1082 victimes au premier trimestre 2018. 1674 incidents touchant 2821 victimes ont été constatés au premier trimestre 2017. La baisse du nombre d’incidents et de victimes s’explique par l’absence d’affrontements entre groupes armés rivaux et la réduction du nombre d’attaques massives contre les civils.

Il faut tout de même signaler que les actes de violences  graves ont été perpétrés par des éléments de 3 R. C’était le 21 mai 2019 dans les villages de Koundjili, Lemouna et Bohong, ainsi que dans la Préfecture de l’Ouham-Pendé. D’après le militant des droits humains Gassama, les préfectures les plus affectées sont l’Ouham-Pendé, le Mbomou, l’Ouaka et la Mambéré-Kadei.Les groupes armés sont les premiers responsables des abus et violations des droits de l’homme.

 On leur attribue 536 actes ignobles sur 565. Les agents de l’Etat sont auteurs présumés de 29 violations. Pour ce qui est des meurtres, il y a eu 241 civils tués par les groupes armés notamment le 35, l’UPC et le FPRC. Le Directeur de la Division des Droits de l’Homme et Représentant du Haut-Commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme, précise que la documentation les faits continue. Des recommandations sont formulées au gouvernement, à la communauté internationale et aux groupes armés.

Tous les deux ou trois mois, Musa Gassama et le Ministre de la Justice aborder les questions liées aux Droits de l’Homme. La Division des Droits de l’Homme partage les données avec les groupes armés. Des rencontres sont organisées pour les sensibiliser et leur expliquer leurs responsabilités. La Division lutte avec ardeur pour éradiquer les pratiques qui ne militent pas en faveur de la promotion et la défense des droits humains en République Centrafricaine.

 

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