Congo : Le FMI octroie 448,6 millions de dollars au titre de la FEC

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Le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé le 11 juillet 2019, en faveur de l’Etat congolais, un accord triennal au titre de sa Facilité Elargie de Crédit (FEC).

La banque s’engage à déloquer un montant de 324 millions de DTS (environ 448,6 millions de dollars, ou 200 % de la quote-part du pays) à l’appui du programme de réformes économiques et financières du pays. Le FMI appuie les efforts déployés par les autorités congolaises pour rétablir la viabilité des finances publiques et reconstituer les réserves régionales tout en améliorant la gouvernance et en protégeant les groupes vulnérables de la population.

Selon le Fonds Monétaire International, les autorités congolaises ont redoublé d’efforts en 2018 et 2019. Elles se sont attaquées à la crise économique et aux problèmes de gouvernance qui y sont liés. Le programme appuyé par la FEC vise à aider la République du Congo à rétablir la stabilité macroéconomique, y compris la viabilité de la dette, et à jeter les bases d’une croissance plus élevée et plus inclusive.

Il vise également à améliorer la gouvernance afin d’accroître l’efficience et la transparence de la gestion des ressources publiques, plus particulièrement dans le secteur pétrolier. Le programme appuyé par le FMI contribuera de manière positive à la stratégie régionale et aux efforts de stabilité de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC). A l’issue des débats, Mitsuhiro Furusawa a délié sa langue.

« La République du Congo a été durement touchée par le choc des prix du pétrole et par le retard du rééquilibrage budgétaire, auxquels s’ajoutent des problèmes de gouvernance et une dette non viable. Ce choc a réduit les amortisseurs budgétaires et extérieurs et déclenché une profonde récession. Pour remédier à ces problèmes, le programme appuyé par le FMI donne la priorité à un rééquilibrage budgétaire et une restructuration de la dette, » déclaré Mitsuhiro.

De l’avis du Directeur Général Adjoint et Président par intérim du FMI, il faut renforcer le capital humain, notamment au moyen de mesures protégeant les groupes vulnérables et activer des réformes structurelles mettant l’accent sur la gouvernance et consolider la diversification économique afin de rendre la croissance plus inclusive. Les autorités ont commencé à mettre en œuvre un programme ambitieux d’assainissement des finances publiques et de réformes structurelles.

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