Centrafrique : Antonio Guterres condamne les tueries de l’ouest du pays

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Dans un communiqué publié le 23 mai 2019 par son porte-parole Stéphane Dujarric, le Secrétaire Général des Nations Unies fustige les exactions du groupe 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation).

Antonio Guterres présente ses condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’au peuple et au gouvernement de la République Centrafricaine. Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le SG de l’Organisation des Nations Unies (ONU) appelle les autorités de la Centrafrique à enquêter sur ces attaques. Guterres pense qu’il faut traduire rapidement les responsables devant la justice. Pour lui, les attaques contre les civils peuvent constituer des crimes de guerre.

Le Secrétaire Général rappelle que tous les signataires de l’accord de paix se sont engagés à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’homme. Il exhorte ainsi tous les groupes armés signataires à cesser immédiatement et sans équivoque toutes violences, conformément aux engagements pris dans l’accord de paix. Le Secrétaire général réitère la détermination de la MINUSCA à protéger les civils et à soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix.

Cet accord constitue la seule voie viable vers un retour définitif de la paix en RCA. Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Mankeur Ndiaye s’est entretenu le 22 mai 2019 avec les maires d’arrondissements de Bangui et leurs collaborateurs, dans le cadre d’échanges sur l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation en République Centrafricaine. Les échanges se sont déroulés à la Base Logistique de la MINUSCA à Bangui.

Le contenu, les enjeux, les responsabilités, les attentes relatifs à l’Accord ont été exposés aux élus pour une meilleure appropriation. L’Accord de Paix est un accord centrafricain parti d’une initiative africaine. Il est strictement respectueux de la Constitution, des lois et des institutions de la République Centrafricaine. Mankeur Diagne a remercié les élus pour leurs efforts quotidiens dans la recherche de solutions à la crise centrafricaine.

Selon l’ONU, les attaques ont causé la mort d’au moins 34 civils dont 13 à Koundjili, 18 à Ndjondjom et trois à Bohong. Le député suppléant de Paoua, le directeur de l’école du village de Lemouna et deux enseignants figureraient parmi les victimes. Certaines victimes ont été ligotées avant d’être tuées. Trois personnes auraient également été blessées au cours de ces attaques. Les éléments des 3R ont aussi incendié trois maisons et emporté des bœufs appartenant aux populations.

 

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